Portrait de l'œuvre suisse d’entraide ouvrière
L’Oeuvre suisse d’entraide ouvrière est engagée depuis 1936 dans la lutte pour une société plus juste sur le plan social, économique et politique. Elle aide des hommes et des femmes à se construire une vie faite de dignité et de sécurité; elle soutient également des personnes individuelles, ainsi que des organisations, dans leurs efforts pour faire respecter leurs droits.
L’OSEO est active en Suisse et ailleurs dans le monde. Dans dix pays du Sud et de l'Est, elle mène avec des organisations partenaires près de 65 projets visant l'amélioration générale des conditions de vie et une répartition plus équitable des ressources. L’OSEO s’engage également en Suisse, par le biais de campagnes politiques, pour une société solidaire. L’OSEO se bat avec les syndicats pour des conditions de travail équitables. Elle soutient des projets destinés aux sans emploi et favorise le dialogue social avec les organisations patronales. L’OSEO est également active dans le secteur informel de l’économie, qui expose encore davantage les travailleurs à l’exploitation et à l’arbitraire. L’OSEO s’engage pour les droits et la protection des salariés.
L’OSEO est une oeuvre d’entraide politique: ses fondateurs et parrains sont le Parti socialiste suisse et l’Union syndicale suisse (dont le SSP est membre). L’OSEO mène de nombreux programmes sur mandat de la DDC (Direction du développement et de la coopération). Elle est partenaire de la Chaîne du Bonheur et membre du réseau Solidar, qui regroupe 35 organisations d’origine syndicale et social-démocrate.
En Suisse, dix associations régionales autonomes proposent des programmes de formation et de réinsertion professionnelle aux personnes au chômage ou en fin de droits. Elles soutiennent également les personnes requérantes d'asile, réfugiées ou migrantes, avec des services d'accompagnement et de conseil.
L’OSEO est détentrice du label de qualité de la ZEWO (service spécialisé des institutions d'utilité publique). Ce label garantit une utilisation transparente et efficace de vos dons.
Plus d'infos sur le site de l'œuvre suisse d’entraide ouvrière.
Quelques repères historiques
L'œuvre suisse d'entraide ouvrière (OSEO) a été fondée en 1936 par l'Union syndicale suisse et par le Parti socialiste suisse dans l'intention d'apporter aide et assistance aux familles d'ouvriers victimes de la «grande crise», tant en Suisse qu'à l'étranger.
Lorsque la guerre d'Espagne a éclaté, puis la Seconde Guerre mondiale, l'OSEO est venue en aide aux réfugiés. L'action «Colis Suisse», menée grâce à la collaboration de dizaines de bénévoles, a ainsi permis d'envoyer des paquets contenant des vivres dans plusieurs camps de réfugiés d'Europe. Cette action a bénéficié à des dizaines de milliers de personnes fuyant la guerre.
L'OSEO a aussi participé activement à la création, en 1944, du «Don suisse en faveur des victimes de la guerre» par la Confédération, et à la reconstruction de l'Europe après la fin du conflit. Pendant la guerre, l'OSEO a tissé d'innombrables contacts internationaux, ce qui l'a ensuite amenée à s'engager dans la coopération au développement en faveur de nombreux pays.
Avec l'Österreichische Volkshilfe (Aide nationale autrichienne), elle a fourni une aide substantielle aux réfugiés hongrois ayant fui leur pays après le soulèvement populaire de 1956.
L'occupation de la Tchécoslovaquie en 1968, la guerre civile au Biafra et l'oppression des opposants au régime militaire en Grèce, ont fait des milliers de réfugiés politiques et l'OSEO n'a pas manqué de leur porter assistance. Les années soixante ont aussi été marquées par des catastrophes naturelles: l'OSEO s'est donc dotée d'un service d'aide en cas de catastrophe, devenu aujourd'hui le département Aide humanitaire.
Dans les années septante, le soulèvement populaire au Nicaragua a suscité en Europe un grand mouvement de solidarité avec l'Amérique centrale. L'OSEO a envoyé des bénévoles au Nicaragua où elle a mené une vaste campagne d'alphabétisation.
La prise du pouvoir par Pinochet au Chili et le coup d'Etat militaire en Turquie ont provoqué un afflux de requérants d'asile en Suisse. L'aide de l'OSEO aux réfugiés s'est donc rapidement développée au cours des années quatre-vingt. Mais la première révision de la loi sur l'asile est intervenue en 1984 déjà et elle fut suivie de beaucoup d'autres, à intervalles très rapprochés.
Si l'OSEO était présente en 1984 dans dix-neuf pays, elle a concentré ses activités sur quatre pays seulement en 1988. Aujourd'hui, elle réalise des projets de coopération au développement et de l'aide humanitaire dans beaucoup des pays.
La chute du mur de Berlin, en 1989, a entraîné un véritable bouleversement en Europe de l'Est. Collaborant avec des unions syndicales roumaines, l'OSEO a mis en œuvre des mesures sur le marché de l'emploi et des programmes de formation syndicale dans ce pays.
Dans les années nonante, les activités de l'OSEO ont pour ainsi dire explosé. La hausse du chômage, qui est alors passé de moins de 1% à plus de 5%, ainsi que la nouvelle pauvreté ont donné fort à faire à la Confédération, aux cantons, aux communes et aussi à l'OSEO. Celle-ci a joué un rôle de pionnière en mettant sur pied différents programmes pour les chômeurs et les exclus.
A la fin des années nonante, divers conflits ont semé la mort et la dévastation dans les Balkans. L'OSEO est intervenue dans la région afin d'apporter une aide humanitaire et à la reconstruction en Bosnie et au Kosovo.
En 2005, l'OSEO s'est décentralisée et les bureaux régionaux sont devenus des associations indépendantes. Le siège central à Zurich a repris les projets internationaux ainsi que le département Communication et récolte de fonds. L'OSEO s'est ainsi assurée des fondations stables et porteuses d'avenir et a également renforcé son ancrage régional. L'OSEO travaille par ailleurs dans 16 pays à travers le monde à la coopération au développement. Elle est engagée depuis janvier 2005 au Sri Lanka, très durement touché par le raz-de-marée du siècle. Grâce à une solidarité sans précédent l'OSEO peut aider les victimes du tsunami à reconstruire leur vie au moyen de biens de première nécessité, d'adduction d'eau potable et de reconstruction des maisons.

















